Théo in the ℝ
Le vêtement se raconte à travers celui qui le porte










13.10.19

LINDØYA


Cet été, j’ai été ravie de partir toute seule à Oslo (cet article ne va pas s’étendre sur ce voyage, mais il faudrait que je le fasse prochainement). Ce qui m’embêtait vraiment avant mon départ était la perspective de ne pas être en mesure de faire des photos « mode », puisque jusqu’ici, j’avais toujours réalisé mes séries de photos pour le blog avec quelqu’un… Heureusement, juste avant de partir, j’ai pris l’initiative de glisser un trépied dans ma valise !



Clothes
Body : Wolford
Boucles d'oreilles : & Other Stories
Chaussures : Dr Martens

Rouge à lèvres : Sephora (01)


Norvège, Lindøya



C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis vraiment contente d’avoir voyagé seule. Sans cela, je n’aurais probablement jamais réalisé que j’étais en fait tout à fait en mesure de réaliser mes propres séries de photos. D’un point de vue technique, cela ne pose quasiment aucun problème, je peux régler comme je le veux le retardateur de mon Nikon (je pourrais même investir dans une télécommande), et le trépied peut adopter une multitude de positions (moins qu’une personne, c’est sûr, mais c’est déjà pas mal !). Je pense que l’inconvénient majeur est de ne pas disposer du « retour écran », donc d’être obligée de tâtonner un peu, ce qui ne m’encourage pas à varier la position relative sujet-appareil photo.


Pour être honnête, j’ai d’abord eu beaucoup de mal à oser me prendre en photo avec le trépied. Il faut croire que c’est une activité plutôt inhabituelle puisque le nombre de gens qui me fixaient était un peu trop grand à mon goût ! Et puis à un moment je me suis convaincue que cela n’avait aucune importance, et j’ai alors regagné ma liberté. Depuis que je suis rentrée à Paris, j’essaie – même si cela peut-être parfois compliqué – de m’appliquer à ne pas la perdre de nouveau. Ces photos ont été prises à Lindøya, une île du fjord d’Oslo, un autre endroit hors du temps. Le problème du regard des autres (et le besoin de s’en détacher) ne rentrait pas vraiment en ligne de compte, car il n’y avait quasiment personne sur cette île ! Heureusement d’ailleurs, puisque que non seulement je jouais au modèle-photographe, mais qu’en plus, je me prêtais au jeu en body.
Généralement, nos libertés nous appartiennent, on décide aussi bien du moment où on les obtient que du moment où on se les laisse reprendre.


Photos réalisées par moi




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