Théo in the ℝ
Le vêtement se raconte à travers celui qui le porte










19.05.19

DEUX SEMAINES DE CONCOURS


Comment on se sent après ça ? Evidemment, c’est un soulagement car, épreuves ratées ou réussies, quoiqu’il en soit c’est d’abord un poids en moins. Deux semaines de concours, quelques épreuves. À tort ou à raison, ces deux semaines avaient pour moi une importance cruciale. Je ne dirais pas que ma vie en dépend, dans la mesure où il est toujours possible de faire une troisième année de prépa, mais disons que je place énormément d’espoir dans ces deux semaines. C’est surtout dur lorsqu’on repense à tout le travail fourni. Deux années loin d’être évidentes, des révisions fatigantes, et finalement, deux semaines de concours – dont une plus qu’éprouvante.
Alors c’est vrai, j’ai peur des résultats.




Paris 12ème, Stade Léo Lagrange




Passer ces concours a également été l’occasion de percevoir où sont mes limites. Lors des révisions déjà, échéances ou pas, difficile d’éviter les moments de découragement, difficile d’éviter les moments de saturation. Puis durant les concours : le soir, ou entre les deux concours, alors que je devais réviser et que c’était quasiment impossible – personnellement, je sentais que j’arrivais au bout de mes forces…

J’ai également découvert que la sensation d’être en train de passer à côté de son objectif est plus que décevante. Une sorte de montagne russe émotionnelle. Surtout si l’on met en parallèle la fin du premier du concours, remplie de joie et la fin du deuxième, remplie de désillusions.

Finalement, la conclusion qui s’impose à moi suite à cette expérience c’est que j’ai assez peur de l’échec. Comme je l’ai expliqué, c’est principalement à cause de l’investissement nécessaire à la poursuite de tout objectif. Mais je trouve qu’il y a également une certaine pression sociale qui rend cette peur de l’échec plus profonde. L’échec serait déjà moins difficile à supporter, si on n’échouait pas aux yeux « du monde ». Enfin, il est néanmoins possible, voire nécessaire, de travailler sur ce deuxième point.


Les lignes que vous venez de lire ont été écrites le lendemain de mes concours. C’était il y a environ une semaine et je m’y repenche avec déjà un peu plus de recul. Après réflexion, je pense que je n’en ai (presque) rien à faire de cette pression sociale. Pour conclure, je ne retiendrai que cette citation d’André Gide : « une chose ne vaut que par l’importance qu’on lui donne ». Sur ce, je n'ai plus qu'à attendre la fin du mois avec impatience.

Photos réalisées par mon frère




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